RÉORGANISATION ET PRÉSIDENCE DU PARTI RADICAL VAUDOIS

Communiqué de presse du 4 avril 2008

Depuis quelques mois, je suis régulièrement abordé par des élus cantonaux et communaux, des présidents d'arrondissements et de sections et des militants du parti qui m'invitent à me porter candidat à la présidence du PRDV. Ce sont des signes de confiance et d'amitié auxquels je suis sensible et qui m'encouragent à poursuivre mon engagement politique. J'ai cependant décidé de ne pas me porter candidat à la succession de Claude-André Fardel au poste de président du parti.

Clarifier l'identité et le profil de notre parti, réorganiser son fonctionnement interne afin de lui donner la visibilité, le dynamisme et l'efficacité aujourd'hui indispensables constituent des objectifs indissociables du renouveau.

L'organisation de notre parti est obsolète. Elle est trop lourde et trop compliquée. Au-delà des messages politiques, ce sont d'abord les moyens utilisés pour les faire valoir qui sont en cause. La multiplication des organes intermédiaires dilue les responsabilités - on finit par ne plus savoir qui a décidé quoi - et fait écran à l'expression de la volonté des militants. Il en résulte une démotivation de la base du parti.

Ce constat m'a conduit à présenter, en décembre 2007, une proposition de réforme des structures. Ce projet repose sur les principes de transparence et d'efficacité. Il s'appuie sur deux pôles forts: le Congrès, représentatif de la base, qui fixe les options au travers d'un plan d'action annuel, et un président et son équipe chargés d'en représenter les volontés dans le débat politique quotidien.

Cette proposition de réforme, que je considère comme indispensable pour donner un nouvel élan à notre parti, n'a pas été retenue par le Bureau exécutif et le Comité central. La structure choisie maintient plusieurs organes intermédiaires qui ne modifient guère, à mes yeux, la situation actuelle. Je respecte cette décision mais j'en tire les conséquences logiques.

Il n'est pas impossible de redresser notre parti. Mais la tâche est difficile. Il n'est envisageable d'exercer de façon efficace la fonction de président que si l'on dispose d'une organisation en laquelle on croit. Cette condition essentielle n'est pas remplie. J'ai donc décidé de ne pas me porter candidat au poste de président du PRDV. Je continuerai bien sûr à m'impliquer pleinement dans notre parti comme député et militant.

Vendredi 4 avril 2008