Refus de la 3ème voie CFF Lausanne-Genève: un déni de réalité qui nous coûtera cher

L'Office fédéral des transports vient d'annoncer son refus d'envisager la construction d'une 3ème voie CFF entre Genève et Lausanne.

Il s'agit d'un entêtement incompréhensible, d'un déni de réalité. Les trains sont bondés entre les deux capitales lémaniques, leur taux d'occupation atteint 95% aux heures de pointe. Depuis l'entrée en vigueur du nouvel horaire Rail 2000 en décembre 2004, le nombre de passagers a augmenté de 11% sur cette ligne.

Cette augmentation des mouvements pendulaires est plus forte qu'ailleurs sur l'arc lémanique. Parce que Genève et Lausanne ont une croissance supérieure à la moyenne suisse et que les deux agglomérations, de tailles relativement comparables, fonctionnent comme des pôles économiques complémentaires. Les échanges se font donc dans les deux sens.

En 2030, dès 2020 peut-être, le canton de Vaud comptera 100'000 habitants de plus, si rien ne vient perturber les projections de l'Office fédéral de la statistique. Alors qu'elle serait déjà utile aujourd'hui, la troisième voie CFF entre Lausanne et Genève sera absolument indispensable en 2020 pour répondre à la croissance démographique. La décision que l'Office fédéral des transports vient de prendre ne permettra pas de réaliser ce projet dans ce délai. Cela risque de mettre en péril le maintien de nombreuses entreprises qui sont venues s'implanter sur l'arc lémanique en raison notamment de la qualité des communications. En fin de compte, ce sont nos emplois, notre niveau et notre qualité de vie qui en pâtiront.

Olivier Feller

Note publiée le 9 août 2007 sur le blog http://olivierfeller.blog.24heures.ch

Jeudi 9 août 2007